Taxe sur les logements vacants : ce que la réforme TVLH change en 2026
Un logement laissé vide coûte de plus en plus cher. La loi de finances 2026 fusionne la taxe sur les logements vacants (TLV) et la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) en une seule imposition communale, la TVLH, à partir de 2027 — et le nombre de communes qui peuvent taxer s'élargit. Voici qui est concerné et pourquoi il vaut mieux remettre son bien sur le marché.

Laisser un logement vide n'a jamais été un bon calcul. En 2026, ça l'est encore moins : la fiscalité qui pèse sur les logements vacants se durcit et se réorganise. Entre l'élargissement du nombre de communes qui peuvent taxer et une réforme de fond qui entrera en vigueur en 2027, les propriétaires d'un bien inoccupé ont tout intérêt à comprendre ce qui les attend — et à agir avant l'avis d'automne.
Vacant ne veut pas dire résidence secondaire
Premier point, souvent confondu : un logement vacant n'est pas une résidence secondaire. Un logement vacant est un logement habitable mais laissé vide et non meublé, qui n'est ni occupé ni loué. Une résidence secondaire est, à l'inverse, un logement meublé que l'on occupe de temps en temps, et qui relève de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires.
Les deux situations sont taxées, mais par des dispositifs distincts. Jusqu'ici, la vacance était visée par deux taxes : la taxe sur les logements vacants (TLV) dans les zones tendues, et la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) dans les autres communes qui la votaient.
La réforme 2026 : une taxe unique en 2027
Le vrai changement vient de la loi de finances pour 2026. Elle fusionne la TLV et la THLV en une seule imposition, affectée aux communes : la taxe sur la vacance des locaux d'habitation (TVLH), à compter du 1er janvier 2027.
Selon l'analyse de la réforme, le nouveau barème serait rehaussé — de l'ordre de 17 % la première année de vacance, puis 34 % les années suivantes, les communes pouvant le majorer dans une certaine limite. La durée de vacance déclenchant la taxe dépendrait de la zone : environ un an dans les anciennes zones tendues, deux ans ailleurs. Ces paramètres seront précisés par les textes d'application ; pour le détail applicable à votre bien, l'information de référence reste le site des impôts.
Plus de communes concernées, une échéance à l'automne
En parallèle, le législateur a élargi le nombre de communes autorisées à taxer les logements vacants. Concrètement, des communes hors zone tendue peuvent désormais s'emparer de l'outil pour lutter contre la vacance sur leur territoire.
Pour les communes qui souhaitent instaurer ou maintenir la taxe, une délibération doit être adoptée avant le 1er octobre 2026. Autrement dit, la carte des communes taxant la vacance va continuer de s'étendre — un mouvement cohérent avec les autres leviers de la politique du logement en zone tendue, comme l'encadrement des loyers à la relocation.
La vacance subie n'est pas visée
Bonne nouvelle pour les propriétaires de bonne foi : la taxe cible la vacance volontaire, pas la vacance subie. Restent notamment hors champ ou exonérés :
- les logements mis en vente ou en location au prix du marché sans trouver preneur ;
- les logements qui nécessitent des travaux importants pour être habitables ;
- les logements réellement occupés plus d'une courte durée dans l'année.
Ces situations s'apprécient au cas par cas. En cas de doute, ne vous fiez pas à une règle générale : votre centre des finances publiques et le site des impôts tranchent.
Le meilleur réflexe : remettre le bien en usage
La façon la plus sûre de sortir du champ de la taxe est simple : remettre le logement en usage. Le louer, l'occuper ou le vendre fait disparaître la vacance — et, avec elle, la taxe.
Or beaucoup de logements restent vides pour une seule raison : ils demandent des travaux avant d'être reloués. C'est là que le calcul devient intéressant. Rénover pour relouer, c'est à la fois supprimer une taxe qui grimpe et faire rentrer un loyer — et si les travaux portent sur la performance énergétique, ils peuvent en plus ouvrir droit à d'autres avantages, comme l'exonération de taxe foncière après travaux d'économie d'énergie.
Pour que l'opération reste rentable, l'essentiel est de maîtriser le coût des matériaux : sols, peinture, sanitaires, menuiseries d'un logement à remettre à neuf peuvent s'équiper à prix cassés grâce au déstockage de matériaux. Un bien reloué rapporte ; un bien vide, désormais, coûte.
Questions fréquentes
- Quelle différence entre logement vacant et résidence secondaire ?
- Un logement vacant est un logement habitable mais laissé vide et non meublé, qui n'est ni occupé ni loué. Une résidence secondaire, elle, est un logement meublé que vous occupez de temps en temps (maison de vacances, pied-à-terre). Les deux sont taxés, mais par des dispositifs différents : la taxe sur les logements vacants d'un côté, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires de l'autre. Un même bien ne peut pas relever des deux en même temps.
- Qu'est-ce que la TVLH créée pour 2027 ?
- La loi de finances 2026 fusionne les deux taxes existantes sur la vacance — la taxe sur les logements vacants (TLV) en zone tendue et la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) ailleurs — en une imposition unique affectée aux communes : la taxe sur la vacance des locaux d'habitation (TVLH), à compter du 1er janvier 2027. Selon l'analyse de la réforme, le barème s'établirait autour de 17 % la première année de vacance puis 34 % ensuite, les communes pouvant le majorer dans une certaine limite. Pour le détail applicable à votre commune, référez-vous au site des impôts.
- À partir de quand un logement est-il considéré comme vacant ?
- La durée de vacance retenue dépend de la zone : de l'ordre d'un an dans les anciennes zones tendues soumises à la TLV, et davantage — environ deux ans — dans les autres communes qui choisissent d'instaurer la taxe. Cette durée s'apprécie au 1er janvier de l'année d'imposition. Un bien réellement occupé plus de quelques mois dans l'année n'est en principe pas considéré comme vacant.
- Puis-je être exonéré si mon logement reste vide malgré moi ?
- Oui, la taxe vise la vacance volontaire, pas la vacance subie. Sont notamment hors champ ou exonérés les logements que vous avez mis en vente ou en location au prix du marché sans trouver preneur, ceux qui nécessitent des travaux importants pour être habitables (au-delà d'un certain montant rapporté à la valeur du bien), ou les logements occupés plus d'une courte durée dans l'année. Ces situations s'apprécient au cas par cas : le site des impôts et votre centre des finances publiques font foi.
- Comment éviter durablement cette taxe ?
- La façon la plus simple de sortir du champ de la taxe est de remettre le logement en usage : le louer, l'occuper, ou le vendre. Beaucoup de biens restent vides parce qu'ils demandent des travaux avant d'être reloués. Rénover pour remettre en location supprime la taxe et fait rentrer un loyer : c'est souvent le calcul le plus rentable, surtout en achetant les matériaux à prix réduit.
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