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La Maison Malerba réunit réemploi, géothermie et confort d’été

Le nouveau siège de Malerba à Thizy-les-Bourgs associe matériaux réemployés, géothermie, photovoltaïque et insertion paysagère dans un bâtiment tertiaire de 3 822 m².

La rédaction BRIKER 3 min de lecture
La Maison Malerba réunit réemploi, géothermie et confort d’été

Installée depuis le 15 juillet 2026, la Maison Malerba offre un exemple récent de siège tertiaire conçu autour de plusieurs leviers plutôt que d’un équipement vedette. À Thizy-les-Bourgs, près du site industriel historique du fabricant, le bâtiment de 3 822 m² réunit environ 140 collaborateurs dans un ensemble dessiné par AIA Life Designers.

Un bâtiment relié à son paysage

Le projet est composé de deux volumes organisés autour d’espaces partagés et d’un jardin suspendu. AIA Life Designers décrit une implantation attentive au relief et à la végétation, avec des plateaux de bureaux modulaires, de la lumière naturelle et un travail particulier sur le confort d’été.

Cette approche évite de réduire la performance à une fiche technique. L’orientation, les protections solaires, la profondeur des locaux et la possibilité d’adapter les espaces déterminent la qualité d’usage pendant des décennies. Un bureau très vitré peut sembler lumineux en hiver et devenir inconfortable en été s’il n’est pas protégé. La conception doit donc tenir ensemble lumière, vues, apports solaires et ventilation.

Le siège vise le niveau Très performant de la certification HQE Bâtiment durable et respecte la RE2020 selon Malerba. Ces cadres n’exonèrent pas du suivi réel : températures, consommations et retours des occupants permettent de vérifier si les choix fonctionnent une fois les équipes installées.

Plusieurs ressources mobilisées

La Maison Malerba associe la géothermie à une production photovoltaïque destinée à l’autoconsommation collective. Le principe est intéressant parce qu’il combine une ressource pour le chauffage et le rafraîchissement avec une production électrique locale. Le dimensionnement et la régulation restent essentiels : un système performant sur le papier peut perdre son intérêt si les consignes, les horaires ou les auxiliaires sont mal pilotés.

Le projet annonce aussi l’emploi de matériaux biosourcés et réemployés. Le réemploi demande un inventaire, une dépose soigneuse, du stockage et une validation de l’aptitude à l’usage. Il ne s’improvise pas au moment des finitions. Les éléments doivent être disponibles au bon moment et leur fonction compatible avec leurs performances connues.

Cette démarche fait écho aux projets de maisons réalisées à partir de conteneurs réemployés, même si les solutions techniques et les échelles diffèrent. Dans les deux cas, le bénéfice dépend moins de l’étiquette « réemploi » que de la qualité de la conception, de la transformation et du suivi.

Le confort d’été devient un critère central

Dans un bâtiment tertiaire, la chaleur provient du soleil, mais aussi des occupants, des écrans et des équipements. La réponse doit commencer par limiter les apports : protections extérieures, vitrages adaptés, inertie et organisation des usages. Le rafraîchissement mécanique vient ensuite répondre au besoin résiduel.

Un jardin suspendu et des espaces partagés peuvent améliorer l’ambiance, mais ils ont également besoin d’un entretien prévu dès la conception. Les plantations, l’étanchéité, l’accès de maintenance et l’arrosage ne doivent pas devenir des sujets reportés sur l’exploitant après la livraison.

La modularité constitue un autre enjeu durable. Des plateaux capables d’évoluer sans démolition lourde réduisent les travaux lors d’une réorganisation. Il faut pour cela coordonner trames de façade, réseaux, cloisons et acoustique. Une flexibilité annoncée n’est utile que si elle peut être mise en œuvre à un coût raisonnable.

Ce que les maîtres d’ouvrage peuvent retenir

Le premier enseignement est de croiser les leviers. Réduire les besoins, choisir des systèmes adaptés, produire une partie de l’énergie et conserver des matériaux sont des démarches complémentaires. La seconde leçon concerne l’exploitation : chaque équipement doit avoir un responsable, une documentation et des réglages compréhensibles.

Enfin, la performance doit rester liée à l’usage. Les visites après livraison et les retours des occupants permettent de corriger les consignes et de repérer les zones inconfortables. Un bâtiment bas carbone n’est pas seulement livré ; il est réglé, entretenu et adapté dans le temps. Pour un projet de rénovation ou d’aménagement, comparer plusieurs compétences et trouver les artisans adaptés reste le point de départ d’un chiffrage sérieux.

Sources : Malerba, présentation de la Maison Malerba ; AIA Life Designers, fiche du projet

Questions fréquentes

Où se trouve la Maison Malerba ?
Le siège est implanté à Thizy-les-Bourgs, dans le Rhône, à proximité du site industriel historique du groupe.
Quelle est sa surface ?
Malerba annonce une surface de 3 822 m² pour environ 140 collaborateurs.
Quelles énergies sont utilisées ?
Le projet associe notamment géothermie et panneaux photovoltaïques en autoconsommation collective.
Le réemploi concerne-t-il le mobilier seulement ?
La présentation du projet mentionne des matériaux réemployés et biosourcés ; leur usage doit toujours être documenté selon leur fonction.

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#architecture#réemploi#géothermie#bâtiment tertiaire

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