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Amiante : le repérage avant travaux devient obligatoire sur les réseaux et le génie civil au 1er juillet 2026

Depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle obligation s'applique aux chantiers portant sur les ouvrages de génie civil, les infrastructures de transport et les réseaux enterrés : le repérage de l'amiante avant travaux. Un arrêté de 2024 en fixe le cadre. Ce que les donneurs d'ordre et les entreprises de travaux publics doivent savoir.

La rédaction BRIKER 3 août 2026 3 min de lecture
Amiante : le repérage avant travaux devient obligatoire sur les réseaux et le génie civil au 1er juillet 2026

L'amiante reste l'un des risques professionnels majeurs du secteur de la construction. Après les bâtiments, c'est au tour des ouvrages de génie civil, des infrastructures de transport et des réseaux d'entrer dans le champ du repérage obligatoire. Depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle obligation s'applique, encadrée par un arrêté de 2024. Voici ce qu'il faut comprendre, sans jargon.

Une échéance qui comble un angle mort

Jusqu'ici, l'obligation de repérage de l'amiante avant travaux (RAAT) concernait principalement les bâtiments. Les immeubles « autres que bâtis » — ponts, routes, voies ferrées, canalisations et réseaux enterrés — échappaient largement à ce cadre, alors même que ces ouvrages, souvent anciens, peuvent contenir des matériaux amiantés.

C'est ce vide que comble l'arrêté du 4 juin 2024, publié au Journal officiel le 30 juin 2024. Il précise les conditions, les modalités, la formalisation et la traçabilité du repérage de l'amiante avant certaines opérations sur ces ouvrages. Son entrée en vigueur est fixée au 1er juillet 2026 : c'est donc désormais une réalité pour les chantiers de travaux publics et les gestionnaires de réseaux.

Ce que doit faire le donneur d'ordre

La responsabilité repose d'abord sur le donneur d'ordre — maître d'ouvrage, propriétaire ou commanditaire des travaux. Concrètement, il doit :

  • faire rechercher l'amiante préalablement à toute opération susceptible d'exposer les travailleurs ;
  • conserver le rapport documentant les conditions et les conclusions de cette recherche ;
  • le communiquer sur demande aux agents de l'inspection du travail et à la CARSAT ;
  • alimenter le dossier de traçabilité avec les données du repérage.

Ce n'est pas une formalité : le repérage conditionne l'adaptation des méthodes de travail, des équipements de protection et de la gestion des déchets pour les entreprises qui interviendront ensuite.

La norme NF X 46-102 rendue obligatoire

Pour garantir la fiabilité des repérages, l'arrêté rend obligatoire l'application de la norme NF X 46-102. Elle fixe la méthodologie : identification des matériaux susceptibles de contenir de l'amiante, prélèvements, analyses et formalisation des résultats. Un cadre commun qui sécurise à la fois le donneur d'ordre et les entreprises appelées à travailler sur l'ouvrage.

Une montée en charge progressive jusqu'en 2027

L'entrée en vigueur s'accompagne d'une période transitoire. Le recours à des opérateurs certifiés selon l'ensemble des exigences réglementaires deviendra pleinement obligatoire au 1er juillet 2027. Cette progressivité laisse aux opérateurs le temps de se mettre en conformité, mais elle invite surtout les donneurs d'ordre à anticiper dès maintenant.

Cette nouvelle obligation s'inscrit dans un mouvement plus large de renforcement de la prévention sur les chantiers, que nous suivons régulièrement : de la réorganisation de la sécurité incendie des bâtiments professionnels au passeport de prévention désormais obligatoire, en passant par les obligations employeur en cas de fortes chaleurs. La sécurité au travail devient un axe structurant de la réglementation du BTP.

BRIKER, au service des professionnels du chantier

Sur un chantier soumis à ces obligations, l'équipement compte : matériel de chantier, protections, outillage adapté. BRIKER propose la location de matériel de chantier à la demande et le déstockage de fournitures au meilleur prix, pour équiper une intervention sans immobiliser de trésorerie. Rappelons enfin que la gestion du risque amiante relève de professionnels spécialisés : ce dossier informe sur le cadre réglementaire, il ne remplace ni un diagnostic ni l'accompagnement d'un opérateur qualifié.

💡 À retenir : depuis le 1er juillet 2026, le repérage amiante avant travaux est obligatoire sur les ouvrages de génie civil, les infrastructures de transport et les réseaux, selon l'arrêté du 4 juin 2024 et la norme NF X 46-102. Le donneur d'ordre en est responsable, et la certification complète des opérateurs deviendra obligatoire au 1er juillet 2027.

Sources : arrêté du 4 juin 2024 relatif au repérage de l'amiante avant certaines opérations sur les immeubles autres que bâtis (Journal officiel du 30 juin 2024, Légifrance) ; documentation Prévention BTP et FNTP. La référence reste le texte publié au Journal officiel.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le repérage amiante avant travaux (RAAT) ?
C'est une recherche de la présence d'amiante réalisée avant le démarrage d'un chantier, afin de protéger les travailleurs susceptibles d'y être exposés. L'amiante, longtemps utilisé, se retrouve dans de nombreux matériaux anciens ; le percer, le découper ou le broyer libère des fibres dangereuses pour la santé. Le RAAT permet d'identifier ces matériaux en amont, pour adapter les méthodes de travail, l'équipement de protection et l'évacuation des déchets. Le repérage aboutit à un rapport qui documente les conditions et les conclusions de la recherche.
Quels ouvrages sont concernés par l'obligation du 1er juillet 2026 ?
L'arrêté du 4 juin 2024 vise une catégorie longtemps restée à part : les immeubles « autres que bâtis », c'est-à-dire les ouvrages de génie civil (ponts, tunnels, ouvrages d'art), les infrastructures de transport (routes, voies ferrées) et les réseaux divers (canalisations, réseaux enterrés). Les bâtiments proprement dits relevaient déjà d'obligations de repérage. C'est donc surtout le secteur des travaux publics et des gestionnaires de réseaux qui est concerné par cette échéance.
Qui est responsable de faire réaliser ce repérage ?
C'est le donneur d'ordre : le maître d'ouvrage, le propriétaire de l'ouvrage ou celui qui commande les travaux. Il doit faire rechercher l'amiante préalablement à toute opération risquant d'exposer les travailleurs, conserver le rapport documentant la recherche, et le communiquer sur demande aux agents de l'inspection du travail et à la CARSAT. Il doit aussi alimenter le dossier de traçabilité avec les données du repérage. Cette responsabilité ne peut pas être ignorée : elle conditionne la sécurité des intervenants et la conformité du chantier.
Qu'apporte la norme NF X 46-102 rendue obligatoire ?
L'arrêté rend obligatoire cette norme pour le repérage sur les ouvrages concernés. Une norme précise la méthodologie : comment identifier les matériaux susceptibles de contenir de l'amiante, comment procéder aux prélèvements et aux analyses, et comment formaliser les résultats. Rendre une norme obligatoire, c'est garantir un niveau de qualité et d'homogénéité des repérages, quel que soit l'opérateur. C'est un gage de fiabilité pour le donneur d'ordre comme pour les entreprises qui interviendront ensuite sur le chantier.
Que prévoit la période transitoire jusqu'en 2027 ?
L'entrée en vigueur au 1er juillet 2026 s'accompagne d'un aménagement. Selon les dispositions transitoires de l'arrêté, l'obligation de recourir à des opérateurs certifiés selon l'ensemble des exigences réglementaires devient pleinement contraignante à compter du 1er juillet 2027. Cette montée en charge progressive vise à laisser aux opérateurs le temps d'obtenir les certifications nécessaires. En pratique, mieux vaut anticiper : la référence reste le texte publié au Journal officiel, et l'accompagnement d'un professionnel du repérage est fortement recommandé.

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