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Gaz : le prix repère bondit de 7,4 % au 1er juillet 2026 (et l'électricité augmente au 1er août)

La Commission de régulation de l'énergie a relevé son prix repère de vente de gaz de 7,4 % TTC au 1er juillet 2026, soit environ +2,70 € sur la facture mensuelle moyenne. Dans la foulée, le tarif réglementé de l'électricité augmente de 1 % au 1er août. On explique ce qui se cache derrière ces hausses et comment y faire face.

La rédaction BRIKER 27 juillet 2026 4 min de lecture
Gaz : le prix repère bondit de 7,4 % au 1er juillet 2026 (et l'électricité augmente au 1er août)

Mauvaise nouvelle pour le portefeuille des ménages : le prix du gaz repart nettement à la hausse. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a relevé son prix repère de vente de gaz de 7,4 % TTC au 1er juillet 2026. Et l'électricité n'est pas en reste, avec une hausse du tarif réglementé attendue au 1er août. Décryptage de ce qui se joue derrière ces chiffres — et des vrais leviers pour limiter la casse.

Gaz : +7,4 %, ce que disent les chiffres officiels

Concrètement, le prix repère passe de 152,86 à 164,21 €/MWh TTC. Pour un foyer dont le contrat est indexé sur ce repère, la CRE évoque une augmentation moyenne d'environ +2,70 € TTC sur la facture de juillet. L'impact réel varie évidemment selon la consommation et la part du gaz dans le logement : un foyer chauffé au gaz le ressentira surtout à l'entrée de l'hiver.

Petit rappel utile : il n'existe plus de tarif réglementé du gaz depuis le 1er juillet 2023. Le prix repère publié chaque mois par la CRE n'est pas une offre à souscrire, mais un indicateur pour comparer les offres de marché. Beaucoup de contrats étant indexés dessus, son évolution se répercute néanmoins sur un grand nombre de factures.

Pourquoi cette hausse ?

La CRE identifie trois moteurs qui se cumulent :

  1. La fourniture : hausse des coûts d'approvisionnement sur les marchés et des coûts liés à l'activité de fourniture.
  2. L'acheminement : revalorisation du tarif de distribution, conforme à une délibération de la CRE du 7 mai 2026.
  3. La péréquation gazière : son évolution entraîne une hausse de la contribution tarifaire d'acheminement (CTA).

Autrement dit, la hausse ne tient pas qu'au prix de la molécule de gaz : une bonne partie provient des coûts de réseau, sur lesquels le consommateur n'a aucune prise via le choix de son fournisseur.

Électricité : +1 % au 1er août, surtout à cause du réseau

Côté électricité, le tarif réglementé augmente d'environ 1 % au 1er août 2026. Là encore, c'est surtout la composante acheminement — le TURPE, qui finance le réseau — qui tire les prix, avec une progression de l'ordre de 3 %. Comme pour le gaz, cette part réseau concerne tout le monde, y compris les abonnés à une offre à prix fixe. Nous avions déjà analysé cette mécanique dans notre article sur la hausse du TURPE et son impact sur les chantiers.

Ce que vous pouvez faire

Face à des hausses dont l'essentiel échappe au consommateur, deux horizons d'action :

À court terme, surveiller son contrat et comparer les offres pour ne pas payer au-dessus du prix repère. Un contrat mal calibré peut coûter cher sans qu'on s'en rende compte.

À moyen terme, agir sur la consommation elle-même — c'est le seul vrai levier durable :

  • isoler en priorité les combles, puis les murs et les fenêtres, pour réduire les déperditions ;
  • améliorer le chauffage et son pilotage (thermostat programmable, entretien de la chaudière) ;
  • entretenir la ventilation, qui participe au confort et à la performance globale.

Ces travaux ont un coût, mais ils sont souvent soutenus par des aides publiques et amortis par les économies d'énergie. Ils s'inscrivent dans un contexte de prix durablement élevés, que nous suivons depuis la fin du bouclier tarifaire et qui a aussi pesé, par exemple, sur la TVA applicable aux chaudières gaz.

Notre lecture

Ces hausses confirment une tendance de fond : l'énergie coûte cher, et une part croissante de la facture vient des coûts de réseau, insensibles au jeu de la concurrence. Dans ce paysage, la meilleure « offre » reste l'énergie qu'on ne consomme pas. Isoler, rénover, mieux se chauffer : voilà les décisions qui protègent durablement un budget. Et pour que ces travaux restent accessibles, bien acheter ses matériaux fait toute la différence sur le reste à charge.

Sources : Commission de régulation de l'énergie (prix repère de vente de gaz au 1er juillet 2026 et délibération sur les tarifs d'acheminement) ; synthèses de la presse spécialisée sur l'évolution du tarif réglementé d'électricité au 1er août 2026. Les montants dépendent de votre contrat et de votre consommation ; référez-vous aux publications de la CRE et à votre fournisseur.

Questions fréquentes

Existe-t-il encore un tarif réglementé du gaz ?
Non. Le tarif réglementé de vente de gaz a disparu le 1er juillet 2023. À sa place, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) publie chaque mois un « prix repère de vente de gaz ». Ce n'est pas une offre commerciale que l'on peut souscrire, mais un indicateur destiné à aider les consommateurs à situer une offre de marché par rapport à un niveau de référence. De nombreux contrats indexent toutefois leur prix sur ce repère, si bien que son évolution se répercute concrètement sur beaucoup de factures.
Pourquoi le prix du gaz augmente-t-il de 7,4 % au 1er juillet 2026 ?
Selon la CRE, plusieurs facteurs se cumulent. D'abord, la part fourniture augmente, du fait de la hausse des coûts d'approvisionnement sur les marchés et des coûts liés à l'activité de fourniture. Ensuite, la part acheminement progresse, conformément à la délibération de la CRE sur le tarif de distribution. Enfin, l'évolution de la péréquation gazière entraîne une hausse de la contribution tarifaire d'acheminement (CTA). C'est la combinaison de ces éléments qui aboutit à une hausse de 7,4 % TTC du prix repère.
De combien ma facture de gaz va-t-elle augmenter ?
Pour un consommateur dont le contrat est indexé sur le prix repère, la CRE évoque une augmentation moyenne de l'ordre de 2,70 € TTC sur la facture du mois de juillet. Mais l'impact réel dépend de votre consommation, de votre contrat et de la part de chauffage au gaz dans votre logement : un foyer qui se chauffe au gaz verra une différence plus marquée en hiver qu'en été. Le mieux reste de vérifier votre contrat et, le cas échéant, de comparer les offres disponibles pour vous situer par rapport au prix repère.
L'électricité augmente-t-elle aussi ?
Oui, mais dans une proportion plus modérée : le tarif réglementé de l'électricité progresse d'environ 1 % au 1er août 2026. Cette hausse tient en grande partie à l'augmentation des tarifs d'acheminement, le TURPE, qui finance l'entretien et le développement du réseau. Contrairement au prix de l'énergie elle-même, cette composante « réseau » concerne l'ensemble des consommateurs, y compris ceux qui ont souscrit une offre à prix fixe. C'est un poste sur lequel le choix du fournisseur a peu de prise.
Comment réduire durablement sa facture d'énergie ?
La seule manière de vraiment reprendre la main, c'est d'agir sur la consommation. L'isolation (combles, murs, fenêtres) réduit les déperditions de chaleur, donc les besoins de chauffage. Un système de chauffage performant et bien réglé, un thermostat programmable, une ventilation entretenue complètent l'effet. Ces travaux ont un coût, mais ils sont souvent soutenus par des aides publiques et amortis par les économies réalisées. À court terme, comparer les offres et surveiller son contrat permet d'éviter de payer plus que le prix repère.

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