Changer les joints d'une fenêtre : diagnostic, choix du profil et pose pour en finir avec les courants d'air
Un courant d'air, de la condensation, une facture de chauffage qui grimpe : bien souvent, ce sont les joints de fenêtre usés qui sont en cause. Les remplacer est l'un des gestes d'isolation les plus simples et les plus rentables. Diagnostic, choix du bon profil de joint, pose : voici la méthode pour retrouver des fenêtres étanches.

Le tuto en vidéo
Un courant d'air fenêtre fermée, de la condensation sur les vitres, une pièce qui reste fraîche malgré le chauffage : dans la grande majorité des cas, le coupable est un joint de fenêtre usé. Bonne nouvelle : le remplacer est l'un des gestes d'isolation les plus simples, rapides et rentables du bricolage. Suivez le guide, en complément de la vidéo.
La vidéo pas à pas
🎥 « Changer un joint de fenêtre : la méthode à suivre ! » — chaîne Bricomarché.
Étape 1 : poser le bon diagnostic
Avant d'acheter quoi que ce soit, on confirme le problème. Le test de la feuille de papier est imparable : glissez une feuille entre l'ouvrant et le dormant, fermez la fenêtre, puis tirez. Si la feuille sort sans résistance, l'étanchéité est mauvaise. Visuellement, un joint durci, craquelé, écrasé ou décollé signe sa fin de vie.
Étape 2 : identifier le type de joint
Deux grandes familles, selon l'âge de votre fenêtre :
- Joints à clipser (EPDM ou silicone) : ils se logent dans une gorge prévue sur l'ouvrant des fenêtres récentes. Durables et invisibles.
- Joints adhésifs (mousse ou profilés autocollants) : ils se collent sur les fenêtres plus anciennes sans gorge. Plus simples à poser. Pour les profilés, on parle de profils E, D ou P selon la forme et le jeu à combler.
Le matériel
- Le joint neuf, du bon type et de la bonne couleur
- Un cutter ou une paire de ciseaux
- Un grattoir et un chiffon
- Un dégraissant doux (pour les surfaces de collage)
- Éventuellement de la pâte à modeler pour mesurer le jeu
Étape 3 : mesurer le jeu à combler
Le profil doit être adapté à l'espace entre l'ouvrant et le dormant. Trop fin, il laisse passer l'air ; trop épais, il empêche la fenêtre de fermer. L'astuce : placez une petite boule de pâte à modeler à l'emplacement du futur joint, fermez puis rouvrez, et mesurez l'épaisseur écrasée. Vous connaissez ainsi le jeu réel et le profil adapté (E pour les petits jeux, D et P pour les plus importants).
Étape 4 : retirer l'ancien joint et nettoyer
C'est l'étape qui fait toute la différence. On retire intégralement l'ancien joint : déclipsage de la gorge, ou décollage de l'adhésif (grattoir + dégraissant si nécessaire). Puis on nettoie soigneusement la gorge ou la surface de collage. Un joint neuf ne tient que sur une surface propre et sèche : ne posez jamais un adhésif neuf par-dessus l'ancien.
Étape 5 : poser le joint neuf
- Joint à clipser : on l'enfonce dans la gorge, sans l'étirer (il se rétracterait ensuite et laisserait un jour dans les angles). On le coupe net dans les coins.
- Joint adhésif : on décolle le film au fur et à mesure, on presse fermement, en soignant les angles.
On termine par le test de la feuille de papier : cette fois, elle doit être retenue. Fenêtre étanche, mission accomplie.
Les erreurs à éviter
- Poser sur une surface sale ou grasse : le joint se décolle en quelques semaines.
- Étirer un joint à clipser : des jours réapparaissent dans les angles.
- Choisir un profil trop épais : la fenêtre ne ferme plus.
- Oublier le calfeutrement dormant/mur : l'air passe alors ailleurs.
Pour aller plus loin
Changer les joints traite l'étanchéité à l'air, mais une bonne isolation suppose aussi une ventilation maîtrisée : découvrez pourquoi et comment installer une VMC simple flux. Et si vous rénovez vos ouvertures, notre guide pour poser un volet roulant en rénovation complète utilement le confort thermique. Pour boucher au passage les petites imperfections autour du cadre, voyez comment reboucher un trou dans un mur.
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💡 À retenir : diagnostiquez avec la feuille de papier, choisissez le profil adapté au jeu réel, retirez tout l'ancien joint et nettoyez avant de poser. Quelques euros et une demi-heure par fenêtre pour un vrai gain de confort.
Questions fréquentes
- Comment savoir si les joints de mes fenêtres sont à changer ?
- Plusieurs signes ne trompent pas : vous sentez un filet d'air froid fenêtre fermée, de la condensation ou du givre apparaît sur le vitrage, le bruit extérieur passe davantage, ou votre chauffage peine dans certaines pièces. Le test le plus simple : glissez une feuille de papier entre l'ouvrant et le dormant puis fermez la fenêtre ; si vous retirez la feuille sans résistance, l'étanchéité est mauvaise. Visuellement, un joint durci, craquelé, écrasé ou décollé confirme le diagnostic. Changer un joint coûte quelques euros et se rentabilise vite en confort et en chauffage.
- Quel type de joint choisir ?
- Deux grandes familles. Les joints à clipser (en caoutchouc EPDM ou silicone) se logent dans une gorge prévue sur l'ouvrant des fenêtres récentes : ils sont durables et invisibles. Les joints adhésifs (mousse ou profilés autocollants) se collent sur le dormant ou l'ouvrant des fenêtres plus anciennes sans gorge : plus faciles à poser, un peu moins durables. Pour les profilés autocollants, on parle souvent de profils E, D ou P selon leur forme, qui correspondent à des jeux différents à combler. Le bon choix dépend de votre fenêtre et de la largeur de l'interstice à étancher.
- Comment mesurer le jeu à combler pour choisir le bon profil ?
- L'idée est d'adapter l'épaisseur du joint à l'espace entre l'ouvrant et le dormant quand la fenêtre est fermée. Un joint trop fin ne comblera pas le jeu et laissera passer l'air ; un joint trop épais empêchera la fenêtre de fermer correctement ou la forcera. Une astuce : insérez une petite boule de pâte à modeler à l'endroit du futur joint, fermez puis rouvrez, et mesurez l'épaisseur écrasée. Cela vous donne le jeu réel à combler et oriente vers le profil adapté (E pour les petits jeux, D et P pour les jeux plus importants).
- Faut-il tout retirer avant de poser le nouveau joint ?
- Oui, et c'est l'étape la plus importante. On retire intégralement l'ancien joint : on le déclipse de sa gorge, ou on décolle l'adhésif en s'aidant si besoin d'un décapant doux ou d'un grattoir. On nettoie ensuite soigneusement la gorge ou la surface de collage : poussière, résidus de colle et graisse empêchent un joint neuf de tenir. Une surface propre et sèche est la condition d'une pose durable. Ne posez jamais un joint adhésif neuf par-dessus l'ancien : l'étanchéité serait médiocre et le collage ne tiendrait pas.
- Changer les joints suffit-il à bien isoler une fenêtre ?
- C'est le geste le plus simple et le plus économique, mais il traite l'étanchéité à l'air de l'ouvrant, pas tout. Si votre fenêtre est simple vitrage, très ancienne ou déformée, le joint améliorera le confort sans transformer la performance globale. De même, l'étanchéité entre le dormant et le mur (le calfeutrement au silicone) est un autre point à vérifier. Pour un logement mal isolé, changer les joints est une excellente première étape à combiner, à terme, avec d'autres travaux. Mais à budget minime, c'est le meilleur rapport confort/prix.
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